Enquête publique de Veulettes
Nous sommes solidairement opposés à toute installation
d'éoliennes en mer,
visibles du Havre à la baie de la Somme et refusons de :
·
Mettre en péril les emplois des pêcheurs, du tourisme,
du commerce le long des côtes de la Haute Normandie et de la Picardie
·
Laisser défigurer la magnifique côte d'Albâtre
·
Laisser accaparer les espaces vierges et s'approprier les territoires.
·
Laisser bétonner la Manche et détruire les fonds marins
·
Faire mourir les ports de pêche et de plaisance de la côte
·
Mettre en danger les voix migratoires ancestrales des oiseaux et les
populations de mammifères marins en baie de Somme.
Les espaces maritimes ne sont pas à vendre
LES SIGNATAIRES
:
Les
pêcheurs
Syndicat National
des Chefs d'Entreprises à la Pêche Maritime
Comité local des pêches de Fécamp
Syndicat des pêcheurs employés Force Ouvrière Pêche
Coopérative Artisans Pêcheurs Associés du Tréport
Comité local des pêches de Boulogne sur Mer
Comité local des pêches de Dieppe Le Tréport
Comité régional des pêches maritimes et des Elevages
Marins de Haute Normandie
Comité local des pêches du Havre
La
Plaisance :
YCT du Tréport
Les
chasseurs :
A U G V D de
Veulettes
A D C N L I de Fécamp
Fédération des chasseurs de la Somme
Association de Chasse du Domaine Public Maritime du Havre
Association de Chasse du Domaine Public Maritime de la Baie de Somme
Association de Chasse du Domaine Public Maritime du littoral Picard
Sud
Association Sauvegarde des Zones Humides chassées de la Baie
de Somme
Association Chasse Maritime de l'Authie Nord
Maires
des communes
LE TREPORT
BAROSMENIL
BLANGY SUR BRESLE
CUVERVILLE SUR YERES
ETALONDES
MONCHY
SAINT REMY BOSCROCOURT
VILLY SUR YERES
Fédération Environnement Durable
associée à 5 des principales Fédérations
de Sauvegarde des Paysages et du Patrimoine de la France reconnues d'utilité
publique,
FNASSEM,
Ligue Urbaine et Rurale,
Maisons Paysannes de France,
Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique
de la France,
Vieilles Maisons Françaises)
regroupant plus de 1000 associations s'indignent notamment de la violation
des panoramas marins ( communiqué APF relayé par les médias)6
juillet 2007
Les associations du patrimoine, des paysages et de l'environnement durable
s'indignent de ne pas avoir été invitées à
participer aux groupes de travail du Grenelle de l'environnement.
Elles s'en étonnent d'autant plus qu'un syndicat professionnel
de promoteurs des éoliennes (beaucoup d'entre eux à capitaux
offshore) le Syndicat des énergies renouvelables, se targue de
sa présence au groupe de travail climat pour y faire avaliser
un programme d'installation de 20 000 MW, soit environ 15 000 éoliennes
dans les paysages français.
Le SER tente de faire croire que ce programme découle d'un objectif
européen. En réalité la France a obtenu en Conseil
européen que les objectifs de pourcentage d'énergie renouvelables
soient adaptés à la situation de chaque pays.
Or la situation de la France est doublement singulière en Europe,
en raison de son programme nucléaire et de l'importance esthétique
et économique de ses paysages.
Avec le programme du SER, ce seraient des milliers de villages, des
monuments, des paysages ruraux et des zones naturelles sacrifiés,
des panoramas marins célèbres violés.
Mille associations de toute la France sont unies pour faire les propositions
suivantes
Abrogation de l'arrêté qui oblige EDF à acheter
l'électricité éolienne à un prix hors-marché
exorbitant, répercuté sur les consommateurs au nom de
la "contribution au service public de l'électricité
". Il est certain que la pression des promoteurs et les menaces
sur les paysages disparaîtraient si EDF et les autres distributeurs
étaient libres du choix de leur fournisseurs.
-Développement des sources d'énergie non productrices
de CO2 qui ne nuisent pas aux paysages et ne comportent pas les autres
graves inconvénients des éoliennes;
-Mise en place d'un programme d'économie d'énergie dans
le bâtiment, à condition que le bâti ancien à
valeur patrimoniale bénéficie d'un traitement adapté.
A l'heure des choix décisifs en matière d'environnement
durable, la France doit tenir compte de son patrimoine et de ses paysages,
et rejeter la fausse solution des éoliennes.