| Ouest-France
Edition de La Roche-sur-Yon Littoral du Jeudi 5 avril
2007 Vendée. Les éoliennes du Bernard entrent
en service : " 1 800 tonnes de rejet de gaz carbonique
évitées " pour une production de 26
millions de kilowattheures " (soit 69 grammes de
gaz carbonique évité par kilowattheure).
J'ai cru rêver. Bref historique des parcs éoliens
de Vendée :
·
Parc de Bouin, le promeneur peut lire sur les panneaux
d'information (ou plutôt de propagande), que chaque
éolienne de 1 MW évite l'émission
dans l'atmosphère d'environ 2 000 tonnes de CO2
par an, soit 1 150 grammes de CO2 évité
par kilowattheure. Le Sydev est parmi les signataires
de ce panneau.
· Parc de Brem, La Compagnie du vent annonce
4 000 tonnes de CO2 évitées pour une production
de 9 millions de kilowattheures, soit 444 grammes de
CO2 évité par kilowattheure.
· Parc de La Garnache/Froifond, La Compagnie
du vent annonce 15 000 tonnes de CO2 évitées
pour une production de 36 millions de kilowattheures,
soit 417 grammes de CO2 évité par kilowattheure.
· Et patatras, voici que pour le parc du Bernard
on nous annonce 69 grammes de CO2 évité
par kilowattheures. Bigre !
Qui
dit la vérité ? Ou plutôt qui est
proche de la vérité ? C'est La Régie
d'électricité de Vendée avec le
parc du Bernard. Quand une éolienne produit des
kilowattheures elle " freine " une génératrice
entraînée par de l'énergie nucléaire,
du thermique, ou de l'hydraulique
Et cela indifféremment....
Il faut donc retenir le ratio de CO2 annoncé
par EDF sur l'ensemble de ses moyens de production :
soit, en chiffres ronds, 50 grammes de CO2 par kilowattheure
produit. En fait, ce ne sont pas 1 800 tonnes de CO2
qui sont évitées, au Bernard, mais 1 300
tonnes, soit 30 % de moins !
Merci à la REVe, pour avoir contribué
à faire éclater la vérité.
Il est clair que le lobby éolien prend les consommateurs
pour des abrutis.
Mais
il y a encore des efforts à faire
C'est
au sujet du nombre de foyer alimentés (hors chauffage).
Plutôt que de parler de foyers, ou de personnes,
je suggère de parler de ville avec, ses foyers
certes, mais aussi son administration, les écoles,
l'hôpital, La Poste, les entreprises
. Bref
la ville dans sa globalité. Dans ce cas la consommation
ramenée par personne est de 8 000 kilowattheures
par an. Le parc du Bernard alimenterait un gros bourg
de 3 250 habitants. Mais il y a un hic : un parc éolien
ne produit pas de kilowattheure pendant un trimestre,
en produit peu pendant un trimestre, en produit normalement
pendant un trimestre et en produit beaucoup (voire trop)
pendant un trimestre. Parions que pendant la période
de disette notre gros bourg sera heureux " d'importer
" des kilowattheures nucléaires.
L'EDF
a-t-elle besoin de l'éolien ? Non. L'EDF exporte
environ 15 % de sa production et quant à la gestion
des pics de consommation l'EDF y pourvoit en réactivant
des centrales thermiques (Cordemais, Porcheville,
),
en programment la construction de centrales thermiques
au gaz, en Bretagne par exemple. En France, le seul
intérêt de l'éolien est de diminuer
les rejets de gaz à effet de serre (L'EDF consomme
très peu d'énergie fossile). Revenons
au parc du Bernard, combien ça coûte ?
26 millions de kilowattheures à 8,38 centimes
d'€, soit 2 178 000 € par an, soit 1 210 €
par tonne de CO2 évité ! Vous avez bien
lu 1 210 € par tonne de CO2 évité
!
Qui
a dit : " Si on mettait tout l'argent investi dans
les éoliennes, dans l'isolation des logements,
on gagnerait 20 fois plus de CO2 ". Jean-Marc Jancovici
expert climatique et conseiller de Nicolas Hulot. 1
210 € par habitation, on pourrait en faire des
améliorations
.
(commentaire
de Vent de Travers)
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