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Les perturbations
des radars par les éoliennes continuent à donner lieu à
des réunions des administrations concernées, dont Météo
France, l'ADEME, etc
Il semble admis que le signal radar réfléchi pas les éoliennes
soit très important, du fait de la taille des machines, de la forte
réflectivité des matériaux composites constituant
les pales et de la rotation de ces dernières. Une éolienne
située à moins de 10 Kms aveuglerait complètement
un radar dans toutes les directions. Jusqu'à 30 Kms une éolienne
générerait un écho fixe supérieur aux échos
météo, suivant un angle en azimut d'environ 30° et de
15° en hauteur, qu'il ne serait pas possible d'éliminer.
Les radars ARAMIS sont un élément essentiel pour la prévision
des phénomènes météorologiques majeurs et
en particulier des crues, mais aussi de la navigation aérienne
civile et militaire. Le signal doppler éolien semble donc dominer
le signal doppler météo dû au vent. Ces perturbations
provoqueraient une dégradation de la capacité d'observation
de la basse atmosphère et par conséquence des prévisions
à partir du modèle AROME.
Il n'est donc pas étonnant que Météo France demande
de ne pas installer d'éoliennes à moins de 20-30 Kms de
radars. Elle rejoint ainsi la position affichée par les militaires
et l'aviation civile, circulaire du Ministère des Transports du
17 février 2006, en votre possession.
Pour les radars météo en bande S : Zone d'exclusion : 10
km - Zone de discussion : 30 km
Pour les radars météo en bande C : Zone d'exclusion : 5
km - Zone de discussion : 20 km
Cohabitation des radars
avec les parcs éoliens
Un nombre important de promoteurs éoliens propose des projets d'implantation
de parcs éoliens dans
l'environnement proche des radars du réseau ARAMIS de Météo-France.
L'impact des parcs éoliens sur les mesures radars a été
quantifié et exposé de façon théorique et
schématique dans un rapport qui a été adopté
par l'ANFR le 19/09/05. Ce rapport mettant en évidence un impact
certain sur la mesure radar, il montre l'insuffisance des servitudes actuelles
et définit alors en conséquence des " zones de protection
" et des " zones de coordination " autour des radars de
Météo-France.
Les hypothèses de travail et les conclusions de ce rapport ont
été vérifiées en octobre 2005 sur le site
d'Abbeville qui a fait l'objet d'études expérimentales conduites
par un cabinet de consultants indépendants, à la demande
de Météo-France. Les résultats de ces études
ont été rendus publics à la fin de l'année
2005.
Météo-France évalue l'étendue des zones de
contamination des éoliennes sur la mesure Doppler à partir
de la Surface Equivalent Radar des éoliennes. Cette grandeur caractérise
l'intensité de l'écho radar créé par l'éolienne,
elle est caractéristique de l'éolienne et générée
principalement par les parties en mouvement (les pâles), qui impactent
en particulier la mesure Doppler. Cette grandeur doit être fournie
à Météo-France par les porteurs de projets conformément
au document de référence de l'ANFR (CCE5 du 19/09/05).
Règles à
respecter
1) - Limiter autant que possible le nombre de projets éoliens dans
les Zones de Coordination ;
2) - Conseiller une dispersion géographique maximale des projets
éoliens ;
3) - Eloigner au maximum du radar les projets éoliens ;
4) - Eviter d'aligner les éoliennes suivant la direction des vents
dominants ;
5) - Réduire au maximum la largeur angulaire des parcs en alignant
les éoliennes de préférence dans la direction du
radar en respectant le point 4 ;
6) - L'occultation du faisceau radar par un groupe d'éoliennes
ne doit pas excéder 10 % ;
7) - La taille des zones de contamination Doppler évaluée
par Météo-France ne doit pas excéder 10 km dans sa
dimension la plus grande ;
8) - Ces zones de contamination Doppler doivent être distantes les
unes des autres d'au moins 10 km ;
9) - Eloigner des sites sensibles au risque météorologique
les zones de contamination Doppler d'au moins 10 km. Météo-France
examine pour chaque projet situé dans ces zones de coordination
le respect de ses règles (Fig. page suivante), et formule un avis
en conséquence qui est joint au dossier de permis de construire
communiqué en retour aux services instructeurs (Directions Départementales
de l'Equipement et Préfectures).
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